Publié le 15 mars 2021
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Le cloud, ou informatique en nuage, fait aujourd’hui partie intégrante de la transformation des services publics et intervient dans des domaines aussi vitaux que la santé, l’éducation ou l’administration. Décideurs, vous êtes les pilotes de cette transformation. Pour vous accompagner nous vous proposons de découvrir en 5 points l’essentiel du cloud pour les acteurs publics.

  1. L’apport de la technologie en “nuage”

Le cloud consiste à externaliser des ressources informatiques auprès d'un prestataire, et à consommer ces ressources très facilement et à la demande. En fonction du degré de maturité d'une organisation, de ses acteurs et de ses besoins, cette externalisation portera sur des catalogues de solutions logicielles (Software as a service, SaaS) pour les métiers, ou de catalogue de services d'infrastructure (Infrastructure as a service, IaaS) ou de catalogue d’outils de développement (Platform as a service, PaaS) pour les équipes informatiques.

À la différence d'un hébergement sur site (on-premise), une collectivité ou une administration, aux ressources humaines et financières limitées, n’a plus d'équipements à gérer ni à maintenir, d’outils logiciels à déployer et à mettre à jour, de données à sécuriser et à sauvegarder. N'étant pas limité aux serveurs d'une organisation, le cloud apporte une puissance de calcul potentiellement infinie.

2. Les bénéfices du cloud Le cloud est considéré comme un préalable à toute transformation numérique. En apportant des moyens d’infrastructures et des nouveaux services, un renforcement de la sécurité, il réduit les délais de mise en œuvre, permettant aux acteurs publics accélérer les chantiers liés à la dématérialisation des services publics et à la simplification du parcours usager.

Pour les agents, le recours à une "digital workplace" ou Espace Numérique de travail (ENT) disponible dans le cloud favorise la collaboration à distance dans un contexte de généralisation du télétravail dans la fonction publique.
Par ailleurs, le cloud démocratise l'innovation en donnant accès à des services dans les domaines de l'intelligence artificielle, de l'internet des objets ou de la blockchain, jusqu'à présent réservés aux startups ou aux grandes entreprises du privé.

3. L’enjeu de la protection des données

Gérant de nombreuses informations personnelles, de santé ou d’autres données sensibles, les acteurs publics doivent sélectionner leurs solutions cloud en fonction de la criticité des données traitées. Il s'agit, tout d'abord, de retenir le cloud provider qui présente les garanties ou les solutions les plus adaptées : localisation des données, certification HDS (Hébergement Données de Santé), qualification Secnumcloud ou ISO 27001, indépendance par rapport aux règlementations extracommunautaires, solutions de chiffrement ...

Quel que soit le fournisseur retenu, la collectivité ou l'administration s'assurera que celui-ci, conformément au RGPD, met en œuvre toutes les mesures de sécurité garantissant la protection des données personnelles.

4. Plus d’agilité et une meilleure gestion des ressources

La "cloudification" du système d'information introduit une redéfinition des compétences au sein de la DSI. C’est un investissement à faire auprès des équipes de la DSI, c’est un investissement pour migrer vers le cloud, certaines applications et données. C’est également, pour les équipes un facteur de motivation d’avoir facilement accès aux dernières technologies. Les agents dédiés jusqu'alors à la maintenance des serveurs ou à l'administration systèmes voient leur périmètre fonctionnel évoluer vers le pilotage des niveaux de service. Libérée d'un grand nombre de contraintes techniques, la DSI peut consacrer davantage de temps à répondre aux attentes des utilisateurs.

5. Une source d’efficacité et d’économies

Sur le plan comptable, le cloud et son système d’abonnement ou de paiement à l’usage permet de passer d’un mode Capex (dépense d'investissement) à un mode Opex (dépense d'exploitation). Un acteur public ne mobilise plus des capitaux pour des licences perpétuelles ou des matériels informatiques qui se déprécient rapidement sans valoriser son patrimoine social.

En décembre 2020, le gouvernement a mis fin, par arrêté, à la distorsion fiscale incitant les acteurs publics à privilégier l’informatique traditionnelle. Les dépenses de prestations relevant du cloud sont désormais éligibles au fonds de compensation pour la TVA (FCTVA).

Tous les signaux sont désormais au vert pour profiter des innovations offertes par le cloud et continuer d’accélérer la transformation numérique des organismes publics largement encouragée par le gouvernement.

Aujourd’hui la question n’est plus pourquoi ou quand passer au cloud mais bien comment y passer.